BORODINE

Alexandre Porfiriévitch Borodine naît à Saint-Pétersbourg le 12 novembre 1833, fils illégitime d’un Prince Caucasien et général d'armée âgé de 62 ans, Louka Stépanovitch Gedianishvili, descendant d’une famille noble, les  Guedianov et d’une fille de soldat, Evdokia (Eudoxie) Constantinovna Antonova de trente-cinq ans sa cadette. Son père pour le légitimer, le déclare sous le nom d’un de ses valets, Porphyre Borodine, tandis que sa mère, qui se fait passer pour sa tante dans la bourgeoisie de Saint-Pétersbourg, pourvoit à son éducation ; le prince l'ayant dotée généreusement et arrangé son mariage avec un médecin militaire, Christian Ivanoviv Kleineke. À sa mort, il laisse des biens à son fils qui pour la loi était un serf. 

Borodine apprend à jouer de la flûte, du piano, du violoncelle et compose dès l’âge de neuf ans sa première polka, Hélène, dédiée à une jeune fille dont il est amoureux. 

Passionné par les sciences, il installe à demeure un cabinet de chimie, entreprend des études et se spécialise dans la recherche sur les aldehydes, des composants organiques que l’on retrouve dans les solvants et les parfums. 

En 1862 il est professeur de chimie organique à l'Académie de Médecine de Saint-Pétersbourg dont il devient membre et conseiller d'État.  

Il se considère comme un « musicien du dimanche » mais compose sa première symphonie sous l’impulsion de Balakirev, avec qui il étudie l'harmonie et la composition. Il intègre le Groupe des Cinq (Rimski-Korsakov, Moussorgsky, Balakirev, Cui, Borodine) ; défendant une musique « Russe » libre de l’académisme occidental et il compose un poème symphonique très figuratif, "Dans les steppes de l’Asie Centrale", où s’entremêlent ingénieusement thèmes Russe et Asiatique. À la mort de Moussorgsky, Borodine, très affecté, compose en son hommage la mélodie "Pour le rivage d’une patrie lointaine".

Pendant près de dix-huit ans, il s’attèle à la composition de son opéra, "Le Prince Igor" dont il présente l'œuvre au public par fragment, au fur et à mesure de son écriture. L'œuvre reste inachevée suite à la mort soudaine de son auteur, mais elle est rapidement achevée par ses amis. 

Borodine est par ailleurs co-fondateur d'une école de médecine accueillant les femmes où il enseigne jusqu'à sa mort et est à l'origine de plusieurs découvertes en chimie. En 1861, Borodine a découvert la condensation aldolique, réaction chimique importante en chimie organique, et une autre réaction chimique connue aujourd'hui sous le nom de réaction de Borodine-Hunsdiecker. 

ŒUVRES MUSICALES 

• 1847, Concerto pour flûte et piano  

• 1855, Trio en sol mineur, pour cordes 

• 1860, Sextuor à cordes 

• 1862, Quintette avec piano  

• 1862-1867, Ière Symphonie en mi bémol majeur  

• 1867, Les Preux, opéra-bouffe 

• 1869-1876, 2e Symphonie en si mineur  

• 1869-1887, Le Prince Igor, achevé par Rimski-Korsakov et Glazounov 

• 1875-1879, 1er Quatuor à cordes en la majeur  

• 1880, Dans les Steppes de l'Asie centrale, esquisse symphonique 

• 1881-1882, 2e Quatuor à cordes en ré majeur  

• 1881, Chant sur la mort de Moussorgsky 

• 1885, Petite Suite en do# mineur, pour piano  

• 1885., Scherzo pour piano en la b majeur 

• 1886, 3e Symphonie en la majeur ; inachevée, les deux parties sont orchestrées par Glazounov 

• 1886, Serenata alla spagnola, 3e partie du Quatuor sous le nom de B-la-F de Rimski-Korsakov, Liadov, Borodine et Glazounov 

• 18 Romances dont 6 œuvres de jeunesse : Vers les rivages de la patrie lointaine ; La Mer et Princesse endormie ; Chanson de la Forêt Noire et Princesse de la Mer  

• Final d'un ballet-opéra inachevé Mlada, orchestré par Rimski-Korsakov 

• Quelques pièces de piano dans « paraphrases pour piano », Polka ; Marche funèbre ; Requiem ; Mazurka

DVORAK

Premier-né d’une famille de quatorze enfants dont huit ont survécu, Antonin Dvorak est le fils d’un aubergiste et boucher qui jouait de la cithare. Son grand-père maternel était un homme de loi au service du prince Lobkowitz, la plus éminente famille de Bohème. À 6 ans, il apprend le violon avec son instituteur et montre des dons prodigieux pour la musique. À 11 ans, il est envoyé à Zlonice chez son oncle qui l’initie au piano, à l’orgue et à l’harmonie. Son père accepte qu’il se destine à la musique à condition qu’il fasse des études d’orgue. À 16 ans, Dvorak entre à l’école d’orgue de Prague et gagne sa vie comme violoniste dans les bals et les restaurants. À 21 ans, il entre comme altiste à l’orchestre de l’Opéra où il est dirigé par Smetana et Wagner. Dès ce moment, il nourrit une vive passion pour la musique de Wagner.

L’opus 1 de Dvorak est un quatuor à cordes, genre difficile entre tous, écrit à 21 ans. Il en écrira quatorze au cours de sa vie dont le célèbre Quatuor « Américain ». 

À 30 ans, Dvorak cesse de jouer dans l’orchestre et gagne sa vie comme organiste et professeur de piano. Tombant amoureux d’une de ses élèves, il lui écrit Les Cyprès, mais elle en épouse un autre. Comme Haydn et Mozart avant lui, il se console avec la sœur qui lui donnera neuf enfants. 

Bien que Wagner ait décrété la mort de la symphonie, Dvorak compose sa Première à 24 ans. Il l’envoie à un concours en Allemagne qui égare la partition. Elle ne sera éditée qu’en 1961. 

En 1874, il envoie deux symphonies pour participer à un concours de composition et obtenir une bourse de l’État Autrichien. Brahms et son ami, le critique Hanslick, font partie du jury et offrent le premier prix à Dvorak. Deux ans plus tard, Brahms écrit sa première symphonie. Il présente Dvorak à son éditeur Simrock qui lui commande des danses slaves. Éditées à la suite des Danses hongroises de Brahms, elles obtiennent un grand succès. Dvorak écrit son Quatuor n° 8, premier véritable chef-d’œuvre dans son catalogue et dédie le neuvième à Brahms. Brahms sera toujours un soutien fidèle à Dvorak qui lui rendra visite peu avant sa mort et assistera à ses funérailles. 

Après la mort de trois de ses enfants, Dvorak écrit un émouvant Stabat Mater en 1877 et obtient enfin la reconnaissance internationale, à Londres et aux États-Unis. 

En 1891, Dvorak devient professeur au Conservatoire de Prague, et l’année suivante on lui propose de diriger le Conservatoire de New York pour une somme mirobolante. Il part pour les États-Unis durant quatre ans. 

Soutenu par la riche mécène Jeannette Thuber, le Conservatoire de New York accueille des femmes et des Noirs. Dvorak  déclare sa passion pour la musique des Amérindiens et des Afro-américains en  écrivant sa « Symphonie n° 9  du  Nouveau Monde » en s’inspirant des gospels et des danses peaux-rouges. La mélodie au cor anglais du Largo deviendra un second hymne américain, sous le titre « Going Home ». 

Dans son Quatuor « Américain », Dvorak utilise des gammes pentatoniques prisées par les Indiens, mais il réalise surtout une fusion parfaite entre des idiomes éloignés, créant une sorte de « blues de Bohême » au contenu émotionnel immédiatement universel. Commencé aux États-Unis, son Concerto pour violoncelle avoue une profonde nostalgie du sol natal. Accueilli en héros à son retour dans son pays, il prend la direction du Conservatoire de Prague et consacre ses dernières années à édifier l’opéra national Tchèque. Dvorak livre ses dernières forces à l’art lyrique et livre son chef-d’œuvre avec Rusalka, conte d’une rayonnante humanité où il retrouve la veine du Wagner de Lohengrin. 

Mort à Prague au moment où Puccini triomphait dans le monde avec sa Madame Butterfly, Dvorak a été beaucoup plus qu’un musicien « national ». À l’égal d’un Tchaïkovski en Russie, il a su créer un style original en mariant la musique populaire de son pays à l’architecture classique. Doté d’un sens inné de la forme et d’un don mélodique miraculeux, il a écrit de nombreux chefs-d’œuvre qui restent à découvrir, surtout en musique de chambre et dans le répertoire sacré. 

ŒUVRES MUSICALES 

Quatuor à cordes n°12 

Symphonie n°9

Danses slaves

Symphonie n°8

Quintette pour piano n°2 

Roussalka

Concerto pour violoncelle 

Symphonie n°7

Terzetto pour deux violons et alto

Humoresques

Sérénade pour cordes

Dix légendes

Trio pour piano et cordes n°4 

Stabat Mater

Concerto pour violon 

Sérénade en ré mineur, op.44

Symphonie nº 6

Romance en fa mineur

Requiem

Symphonie n°5

Suite Tchèque

Quatuor à cordes n°10 

Symphonie n°1

Sextuor à cordes 

Quatuor à cordes n°13 

Quintette à cordes n°3 

Symphonie n°4

Slavonic Dances, Op.72

Suite américaine

Quatuor à cordes n°14 

Concerto pour piano

Quatuor à cordes n°11

Symphonie n°2

Symphonie n°3

Esprit des eaux

Violin Sonatina (Sonatine pour violon)

Quatuor à cordes n°9 

Romantic Pieces (Pièces romantiques)

Quatuor à cordes n°7 

Quatuor à cordes n°8 

Gypsy Songs, Op.55

Mass in D major, Op.86 (Messe en ré majeur, Op.86)

Bagatelles, Op.47

Humoresque, B.138

Biblical Songs

Carnival Overture

Rondo, Op.94

String Quintet n°2 (Quintette à cordes n°2)

Piano Quartet n°2, Op.87

Piano Quintet n°1, Op.5 (Quintette pour piano n°1, Op.5)

Piano Trio n°3, Op.65 (Piano Trio n°3, Op.65)

Piano Trio n°1, Op.21

From the Bohemian Forest, Op.68 (De la forêt de Bohême, Op.68)

Piano Quartet n°1, Op.23

Waltzes, Op.54 (Valses, Op.54)

Ave Maria, B.68

Nocturne in B major (Nocturne en si majeur)

Piano Trio n°2

Violin Sonata (Sonate pour violon)

6 Piano Pieces, Op.52

The Noon Witch (La Sorcière de midi)

Poetic Tone Pictures, Op.85 (Photos poétiques de tonalité, Op.85)

Ballade, Op.158 

Preludes and Fugues, B.302

Love Songs, Op.83

Slavonic Rhapsodies, Op.45 ( Rhapsodies Slave, Op.45)

Jakobín Evening Songs, B.61

Scherzo capriccioso, Op.66 (Scherzo Capricieux , Op.66)

The Wild Dove

Othello

Te Deum, Op.103

Silhouettes, Op.8 

Dumka, Op.354 

Lieder, Op.82

In Nature's Realm (Dans le royaume de la nature)

The Golden Spinning Wheel

A Hero's Song

6 Mazurkas, Op.56

Symphonic Variations

My Home

Scottish Dances, Op.414 

Songs on Serbian Folk Poems, Op.6 (Chansons sur des Poèmes Folk Serbes, Op.6)

Festival March, B.88 (Festival de Mars, B.88)

2 Minuets, Op.28 (2 menuets, Op.28)

In Folk Tone, Op.73 

2 Pieces, B.188 

Hussite Overture

Theme and Variations, Op.36 (Thème et Variations, Op.36)

Prague Waltzes, B.99 (Valses de Prague, B.99)

Dumka and Furiant, Op.12 

Songs from the Dvůr Králové Manuscript, Op.7 (Chansons du Manuscrit de Dvur Kralove, Op.7)

Mazurek, Op.49

Polka, B.3V 

Přírodě, Op.63

The American Flag, Op.102 (Le drapeau américain, Op.102)

Polka for Prague Students, B.114 (Polka pour étudiants de Prague, B.114)

Impromptu, B.129

The Stubborn Lovers

Symphonic Poem, Op.14 (Poème symphonique, Op.14)

Album of Pianoforte Works (Album de Travaux de Pianoforte )

Polonaise in E-flat major, B.100 (Polonaise en mi bémol majeur, B.100)

Furiants, Op.42

Moravian Duets

The Cunning Peasant

3 Modern Greek Poems, Op.50 (3 poèmes grecs modernes, Op.50)

Demetrius

The Spectre's Bride, Op.69 (La Fiancée du Spectre, Op.69)

Alfred, B.16

Echo of Songs, B.152

The Orphan, Op.5 (L'Orphelin, Op.5)

Psalm 149, Op.79 (Psaume 149, Op.79)

Sainte Ludmila

Cello Concerto in A major (Concerto pour violoncelle en la majeur)

The Heirs of the White Mountain, Op.30

Cypresses, B.11 (Cyprès, B.11)

Miniatures, Op.75a

Souborné vydání díla

Quatuor à cordes n°1 

String Quartet N°4 (Quatuor à cordes n°4)

Quatuor à cordes n°5 

6 Moravských dvojzpěvůAlbum Leaf, B.158

Moderato in A major, B.116 (Moderato en la majeur, B.116)

Question, B.128a

String Quintet N°1, Op.12 

Little Pearls, B.156 (2 petites perles, B.156)

Eclogues, B.103 (Bucoliques, B.103)

Album Leaves, B.109

Quatuor à cordes n°2 

Quatuor à cordes n°3 

ARENSKI

Anton Stepanovitch Arenski naît dans une famille de mélomanes à Novgorod, en Russie, le 11 août 1861. Son père, Stepan Matveïevitch Arenski, médecin, joue du violoncelle avec grande maîtrise ; sa mère joue parfaitement du piano. Dès l'âge de 9 ans, Arenski compose des pièces pour piano, flûte et violoncelle et des lieder. 

Ses parent s s'installent à Saint-Pétersbourg en 1879. Arenski suit alors des cours de musique à l'école d'un certain K. Sicke. Il étudie ensuite la composition au Conservatoire, avec notamment Nikolaï Rimski-Korsakov comme professeur. Il suit également des cours de contrepoint avec Julius Ernst Christian Johannsen. 

Diplômé en 1882, il quitte le Conservatoire de Saint Pétersbourg nanti d'une médaille d'or. Il devient enseignant au Conservatoire de Moscou et il y est nommé professeur en 1889 où il enseigne à de futurs compositeurs comme Alexandre Scriabine, Sergeï Rachmaninov ou Alexandre Gretchaninov. 

À Moscou, il se lie d'amitié avec Piotr Ilitch Tchaïkovski et Sergueï Ivanovitch Taneïev. 

De 1889 à 1893, il enseigne à l'école de musique religieuse de Moscou. 

En 1891, son opéra Un rêve sur la Volga, composé pendant ses années de conservatoire à Saint-Petersbourg sous les conseils de Rimski-Korsakov, remporte un grand succès.

Il dirige les concerts de La Société des chœurs russes et plus sporadiquement des concerts symphoniques jusqu'en 1895. 

En 1894, grâce à la recommandation de Mili Balakirev pour sa propre succession, Arensky est nommé à la tête de la chapelle impériale de Saint-Petersbourg. Arenski retourne donc à Saint-Pétersbourg afin de diriger le chœur impérial jusqu'en 1901. Son installation dans cette ville en 1895, le contraint à démissionner de son poste de professeur du Conservatoire de Moscou. 

En 1901, il quitte la chapelle impériale, doté d'une pension de 6000 roubles. Il consacre alors sa vie à la composition et a sa carrière de pianiste et de chef d'orchestre. 

Alcoolique depuis des années, son état de santé se dégrade rapidement. D'après tous les témoignages, sa vie s'était écoulée d'une façon désordonnée, dans les beuveries et les jeux de cartes, ce qui pourtant n'entrava pas sa fécondité de compositeur. À un moment donné, il eut même une crise de folie qui passa, toutefois, sans laisser de trace. Il meurt atteint de tuberculose à Zelenogorsk en Finlande, le 25 février 1906.

 

Anton Arensky, compositeur russe, hélas méconnu, a pourtant été l'élève de Rimsky-Korsakov puis le professeur de Scriabine et de Rachmaninov... Si sa musique symphonique ou ses concertos n'ont en effet qu'un intérêt historique, du fait d'un langage musical assez faible et qui ne s'émancipe pas de l'influence de Rimsky-Korsakov ou de Tchaïkovsky, il en va tout autrement de sa musique de chambre, dont la délicatesse et le raffinement rapprochent davantage Arensky du romantisme allemand, voire de l'école Française fin de siècle qui annonce Debussy et Ravel, que de la musique par trop nationaliste du Groupe des cinq, qui lui est pourtant contemporain.

OEUVRES MUSICALES

Opéras 

• Son na Volge (Сон на Волге), Un rêve sur la Volga, sur un livret d'Anton Arenski d'après l'œuvre d'Alexandre Ostrovski Voïvode, op.16 (1888) 

• Rafael (Рафаэль), sur un livret d'A. Krioukov, op. 37 (1894) 

• Nal' i Damayanti (Наль и Дамаянти), d'après l'épopée indienne "Mahabharata", sur un livret de Modeste Tchaïkovski tiré d'une nouvelle de Vassili Joukovski, op.47 (1903) 

Orchestre

• Concerto pour piano en fa mineur, op. 2 (1882) 

• Symphonie no 1 en si mineur, op. 4 (1883) 

• Suite no 1 en sol majeur, op. 7 (1885) 

• Scherzo symphonique en la majeur, op. 8 (1884) 

• Marguerite Gautier - Fantaisie orchestrale op. 9 (1886) 

• Intermezzo en sol mineur op. 13 (1882) 

• Symphonie no 2 en la majeur, op. 22 (1889) 

• Suite no 2 Silhouettes, pour deux piano, op. 23 (1892) 

• Suite no 3 Variations, pour deux piano en ut majeur, op. 33 (1894) 

• Variations sur un thème de Tchaïkovski, op. 35a (1894) 

• Fantaisie pour piano et orchestre sur des thèmes de Ryabinine, op. 48 (1899) 

• Concerto pour violon en la mineur, op. 54 (1901) 

• Pamyati Souvorova (Marche « À la mémoire de Souvorov » en ut mineur, 1900) 

Musique de chambre

• Quintette avec piano en ré majeur, op. 51 (1900) 

• Quatuor à cordes no 1 en sol majeur, op. 11 (1888) 

• Quatuor à cordes no 2 en la mineur, pour violon, alto et deux violoncelles, op. 35 (1894) 

• Trio avec piano no 1 en ré mineur, op. 32 (1894) 

• Trio avec piano no 2 en fa mineur, op. 73 (1905) 

• Deux pièces pour violoncelle et piano, op. 12 (1887) 

• Quatre morceaux pour violoncelle et piano, op. 56 (1902) 

• Quatre morceaux pour violon et piano, op. 30 (1894) 

• Suite pour deux pianos no 1, op. 15 (1884) 

• Suite pour deux pianos no 2 Silhouettes, op. 23 (1892) 

• Suite pour deux pianos no 3 Variations, en ut majeur, op. 33 (1894) 

• Suite pour deux pianos no 4, op. 62 (1903) 

• Suite pour deux pianos no 5 Suite pour enfants, op. 65 

• Quatre morceaux pour piano, op. 25 (1891) 

• Essais sur des rythmes oubliés, op. 28 (1892) 

• Vingt-quatre pièces caractéristiques pour piano, op. 36 (1894) 

• Quatre études pour piano, op. 41 (1896) 

• Trois morceaux pour piano, op. 42 (1898) 

• Six caprices pour piano, op. 43 (1896) 

• Près de la mer "six esquisses", op. 52 (1900) 

• Six pièces pour piano, op. 53 (1901) 

• Douze préludes pour piano, op. 63 

• Douze morceaux pour piano à 4 mains, op. 66 (1903) 

• Douze études, op. 74 (1905) 

Autres

• Cantate pour le dixième anniversaire du Couronnement, op. 26 (1893) 

• Cantate La Fontaine de Bakhtchisaraï, op. 46 (1899) 

• Ballet La Nuit égyptienne (Ночь в Египте), op. 50 (1900) 

• Trois quatuors vocaux sur des poèmes d'Afanassi Fet, op. 57 (1901) 

• Cantate Le Nageur, op. 61 

• Mélodies op. 6 (4), op. 17 (4), op. 27 (6), op. 38 (6), op. 49 (5), op. 60 (8), op. 70 (5), op. 71 (5)

CHOSTAKOVITCH

Dmitri Chostakovitch naît le 25 septembre 1906 à Saint-Pétersbourg. Sa mère, pianiste, donne au petit Mitia ses premières leçons de musique dès l’âge de neuf ans. Le garçon montre très vite de grandes prédispositions : il a l’oreille absolue, dispose d’une très bonne mémoire, et commence même à composer. La Révolution de 1917 et la période difficile qui s’ensuit ne l’empêchent pas de poursuivre ses études musicales puisqu’en 1919, alors qu’il a treize ans, il est admis au conservatoire de Petrograd où il étudie le piano et la composition. Le compositeur Alexandre Glazounov, directeur du conservatoire, reconnaît le talent pianistique précoce du jeune garçon et le soutient, même s’il reste sceptique face à ses essais de composition qu’il juge épouvantables.

Chostakovitch commence à donner des concerts de piano, remarqués dans la presse par des critiques enthousiastes, et écrit ses premières pièces, déjà prometteuses.

En 1922, le père de Chostakovitch meurt, laissant sa famille dans une situation financière délicate. L’année suivante, après avoir obtenu son diplôme de piano, Chostakovitch est radié de la liste des élèves du conservatoire (pour des raisons inexpliquées) et ne peut poursuivre en cycle supérieur ni continuer ses études de compositions. Il décide alors d’entrer dans le monde du travail afin de subvenir aux besoins de sa famille : il devient pianiste au cinéma pour accompagner les films muets, mais abandonne au bout de deux ans, jugeant cet emploi comme un frein à sa créativité.

En 1926, à l’âge de 20 ans, il est finalement accepté dans le cycle d’études supérieures du conservatoire. Entre-temps, il a déjà composé sa Symphonie n° 1, qui a été créée avec succès le 12 mai de la même année. C’est à cette époque qu’il choisit la composition plutôt qu’une carrière de pianiste (même s’il n’arrêtera jamais les concerts), écrivant avec une grande facilité. Ses compositions, originales et audacieuses, suscitent le débat dans le milieu de la critique et lui valent le surnom d’« enfant terrible » de la musique soviétique. 

Les premiers échecs viennent tempérer l’enthousiasme du jeune compositeur. Chostakovitch commence à être décrié et ses œuvres disparaissent progressivement des salles de concerts. L’influence du Parti, dirigé par Staline, sur la vie culturelle de plus en plus intrusive à travers la RAPM, l'Association Russe des Musiciens Prolétariens, inquiète aussi le compositeur  alors que beaucoup d’artistes, craignant la censure, ont déjà émigré à l’Ouest comme Rachmaninov ou Prokofiev, il comprend qu’il faut collaborer s’il veut conserver une certaine liberté artistique. C’est le début d’une longue relation ambiguë avec le pouvoir politique, qui durera toute sa vie. 

Alors que le Parti renforce son emprise sur la vie culturelle et artistique soviétique, Chostakovitch, une seconde fois victime de la lutte contre le formalisme, écrit son œuvre la plus ouvertement contestataire, le Raïok, dans laquelle il se moque de Staline et de ses subalternes.

Les conséquences du décret pour les compositeurs ont été dures. Chostakovitch fait partie de ceux qui sont purement et simplement renvoyés du Conservatoire. Pour lui, la perte d'argent est peut-être le plus dur. D'autres, encore au Conservatoire, vivent dans une atmosphère de suspicion. Personne ne veut que son travail soit considéré comme formaliste, aussi beaucoup accusent-ils leurs collègues d'écrire ou d'interpréter de la musique anti-prolétarienne. 

Au cours des années suivantes, Chostakovitch compose trois catégories d'œuvres : de la musique de film pour payer le loyer, des œuvres officielles destinées à obtenir une réhabilitation officielle et des œuvres sérieuses « pour le tiroir du bureau ». 

Après la Seconde Guerre mondiale, Chostakovitch s’installe à Moscou, où, pendant les dernières années de la tyrannie stalinienne, il est victime, en 1948, d’une seconde campagne officielle de condamnation publique et d’avilissement. Pendant ces années, Chostakovitch se dirige de plus en plus vers l’intimité de la musique de chambre, et tout particulièrement vers le quatuor à cordes. À la fin des années 1950, la réputation du compositeur change de nouveau et il devient une figure totémique de la culture soviétique officielle. Il accepte même de rejoindre le Parti Communiste, une décision qui lui vaut l’approbation officielle et un nouveau statut, mais qui lui fait perdre la sympathie et le soutien de certains de ses collègues et de ses admirateurs au sein même du monde musical Russe. Durant les dernières années de sa vie, Chostakovitch, malade, écrit une musique dépouillée, mélancolique, insaisissable, qui reflète sans doute ses regrets et ses expériences. Admis à l'hôpital, il meurt à Moscou le 9 août 1975.

Les funérailles ont lieu le 14 août et l’ensevelissement a lieu au cimetière de Novodievitchi.

ŒUVRES MUSICALES 

Catalogue chronologique 

1 Scherzo en fa dièse mineur /Orchestre 1919

2 Huit Préludes / Piano 1918-1920

2a Menuet, Prélude et Intermezzo - Œuvre incomplète / Piano 1919-1920

2b Murzilka / Piano 1920

2c Cinq Préludes / Piano 1919-1921

2d Attente dans la grotte - Arrangement de l'opus 40 n°4 de Rimski-Korsakov / Soprano, orchestre 1921

3 Thème et variations en si bémol majeur / Orchestre 1921-1922

4 Deux Fables de Krylov / Mezzo-soprano, orchestre 1922

5 Trois Danses fantastiques / Piano 1920-1922

6 Suite pour deux pianos en fa dièse mineur / 2 pianos 1922

7 Scherzo en mi bémol majeur / Orchestre 1923-1924

8 Trio avec piano n°1 en ut mineur / Violon, violoncelle, piano 1923

9Trois pièces pour violoncelle et piano - Œuvre perdue / Violoncelle, piano 1923-1924

10 Symphonie n°1 en fa mineur / Orchestre 1924-1925

11 Deux pièces pour octuor à cordes / Octuor à cordes 1924-1925

12 Sonate pour piano n°1 / Piano 1926

13 Aphorismes, Dix pièces pour piano / Piano 1927

14 Symphonie n°2 en si majeur, À Octobre / Chœur, orchestre 1927

15 Le Nez, Opéra en trois actes et quinze tableaux / Voix, chœur, orchestre 1927-1928

15a Le Nez, Suite / Ténor, baryton, orchestre 1928

16 Tahiti-Trot (Tea for Two) Orchestration de la pièce de Vincent Youmans / Orchestre 1927

17 Deux pièces de Scarlatti - Transcription de deux pièces de Domenico Scarlatti / Instruments à vent 1928

18 La Nouvelle Babylone - Musique du film muet de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg / Orchestre 1928-1929

19 La Punaise - Musique de scène / Orchestre 1929

20 Symphonie n°3 en mi bémol majeur, Le 1er mai / Chœurs, orchestre 1929

21 Six Mélodies sur des textes de poètes Japonais / Ténor, orchestre 1928-1932

22 L'Âge d'or, Ballet en trois actes / Orchestre 1929-1930

22a L'Âge d'or, Suite / Orchestre 1930

23 Le Pauvre Christophe Colomb, Deux pièces symphoniques pour l'opéra d'Erwin Dressel / Orchestre 1929

24 Le Coup de feu - Musique de scène / Orchestre 1929

25 Terres en friche - Musique de scène / Orchestre 1930

26 Seule - Musique du film de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg / Soprano, mezzo-soprano, ténor, chœur, orchestre 1930-1931

27 Le Boulon, Ballet en trois actes / Orchestre 1930-1931

27a Le Boulon, Suite / Orchestre 1931

28 Rule, Britannia! - Musique de scène / Orchestre 1931

29 Lady Macbeth du district de Mtsensk, Opéra en quatre actes et neuf tableaux / Voix, chœur, orchestre 1930-1932

30 Les Montagnes d'or - Musique du film de Sergueï Ioutkevitch / Orchestre 1931

30a Les Montagnes d'or, Suite / Orchestre 1931

30b Deux Pièces pour quatuor à cordes / Quatuor à cordes 1931

31Tué sous condition - Musique de scène pour un spectacle de variétés / Orchestre 1931

32 Hamlet  - Musique de scène / Orchestre 1931-1932

32a Hamlet, Suite / Orchestre 1932

32b 32c Le Grand Éclair, Opéra comique - Oeuvre inachevée / Voix, chœur, orchestre1931-1932

33 Le Contreplan - Musique du film de Fridrikh Ermler et Sergueï Ioutkevitch / Orchestre1932

34 Vingt-quatre Préludes / Piano1932-1933

35 Concerto pour piano n°1 en ut mineur, Concerto pour piano, trompette et cordes / Piano, trompette, orchestre à cordes 1933

36 L'Histoire du Pope et de son serviteur Balda - Musique du dessin animé de Mikhaïl Tsekhanovski / Orchestre 1933-1934

36a L'Histoire du Pope et de son serviteur Balda, Suite / Orchestre 1935

37 La Comédie Humaine - Musique de scène / Orchestre 1933-1934

38 L'Amour et la Haine - Musique du film d'Albert Gendelstein / Orchestre 1934

38a Suite pour orchestre de jazz n°1 / Orchestre 1934

39 Le Ruisseau limpide, Ballet en trois actes et quatre tableaux /Orchestre 1934-1935

40 Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur / Violoncelle, piano 1934

41 La Jeunesse de Maxime - Musique du film de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg / Orchestre 1934

41a Les Amies - Musique du film de Leo Arnhtam / Orchestre 1934-1935

42 Cinq fragments / Orchestre 1935

43 Symphonie n° 4 en ut mineur / Orchestre 1935-1936

44 Salut, l'Espagne ! - Musique de scène / Orchestre 1936

45 Le Retour de Maxime - Musique du film de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg / Orchestre 1936-1937

46 Quatre Romances sur des textes de Pouchkine / Basse, piano 1936-1937

47 Symphonie n° 5 en ré mineur / Orchestre 1937

48 Les Journées de Volotchaïev - Musique du film de Gueorgui et Sergueï Vassiliev / Orchestre 1936-1937

49 Quatuor à cordes n°1 en ut majeur / Quatuor à cordes 1938

50 Le Côté de Vyborg - Musique du film de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg / Orchestre 1938

50a La Trilogie de Maxime, Suite / Chœur, orchestre 1961

50b Suite pour orchestre de jazz n°2 / Orchestre 1938

51 Les Amis - Musique du film de Leo Arnchtam / Orchestre 1938

52 Un grand citoyen, 1ère partie - Musique du film de Fridrikh Ermler / Orchestre 1937

53 L'Homme au fusil - Musique du film de Sergueï Ioutkevitch / Orchestre 1938

54 Symphonie n° 6 en si mineur / Orchestre 1939

55 Un grand citoyen, 2ème partie - Musique du film de Fridrikh Ermler / Orchestre 1938-1939

56 Un souriceau stupide - Musique du dessin animé de Mikhaïl Tsekhanovski / 8 voix, petit orchestre 1939

57 Quintette avec piano en sol mineur / 2 violons, alto, violoncelle, piano 1940

58 Boris Godounov - Réorchestration de l'opéra de Moussorgski / Voix, chœur, orchestre 1939-1940

58a Le Roi Lear - Musique de scène / Orchestre 1941

59 Les Aventures de Korzinkina - Musique du film de Klementi Mints / Orchestre 1940-1941

60 Symphonie n°7 en ut majeur, Leningrad / Orchestre 1941

61 Sonate pour piano n°2 en si mineur / Piano 1943

62 Six Romances sur des textes de poètes anglais / Basse, piano 1942

62a Six Romances sur des textes de poètes anglais - Orchestration de l'opus 62 / Basse, orchestre 1943

63 Léningrad natal , Suite pour le spectacle La Patrie / Orchestre 1942

63a Les Joueurs, Opéra - Œuvre inachevée / Voix, chœur, orchestre 1941-1942

64 Zoé - Musique du film de Leo Arnchtam / Orchestre 1944

64a Zoé, Suite / Chœur, orchestre 1944

65 Symphonie n° 8 en ut mineur, Stalingrad / Orchestre 1943

66 Un fleuve russe - Musique pour un spectacle / Orchestre 1944

67 Trio avec piano n°2 en mi mineur / Violon, violoncelle, piano 1944

68 Quatuor à cordes n°2 en la majeur / Quatuor à cordes 1944

69 Cahier d'enfant, Sept pièces pour piano / Piano 1944-1945

70 Symphonie n° 9 en mi bémol majeur / Orchestre 1945

71 Des gens simples - Musique du film de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg / Orchestre 1945

72 La Victoire du printemps - Deux chants pour un spectacle / Orchestre 1946

73 Quatuor à cordes n°3 en fa majeur / Quatuor à cordes 1946

74 Poème de la patrie, Cantate / 5 voix, chœur, orchestre 1947

75 La Jeune Garde - Musique du film de Sergueï Guerassimov / Orchestre 1947-1948

75a La Jeune Garde, Suite / Orchestre 1951

76 Pirogov - Musique du film de Grigori Kozintsev / Orchestre 1947

76a Pirogov, Suite / Orchestre 1951

77 Concerto pour violon n°1 en la mineur / Violon, orchestre 1947-1948

78 Mitchourine - Musique du film d'Alexandre Dovjenko / Chœur, orchestre 1948

78a Mitchourine, Suite / Chœur, orchestre 1964

79 Poésies populaires juives / Soprano, contralto, ténor, piano 1948

79a Poésies populaires juives - Orchestration de l'opus 79 / Soprano, contralto, ténor, orchestre 1948-1964

80 Rencontre sur l'Elbe - Musique du film de Grigori Alexandrov / Voix, piano 1948

80a Rencontre sur l'Elbe, Suite / Voix, orchestre 1948

81 Le Chant des forêts - Oratorio / Ténor, basse, chœur d'enfants, chœur, orchestre 1949

82 La Chute de Berlin - Musique du film de Mikhaïl Tchiaoureli / Chœur, orchestre 1949

82a La Chute de Berlin, Suite / Chœur, orchestre 1950

83 Quatuor à cordes n°4 en ré majeur / Quatuor à cordes 1949

84 Deux Romances sur des textes de Lermontov / Voix, piano 1950

84a Suite de ballet n°1 / Orchestre 1949

84b Marche joyeuse pour deux pianos / 2 pianos 1949

85 Belinski - Musique du film de Grigori Kozintsev / Chœur, orchestre 1950

85a Belinski, Suite / Chœur, orchestre 1960

86 Quatre Mélodies sur des textes de Dolmatovski / Voix, piano 1950-1951

87 Vingt-quatre Préludes et Fugues / Piano 1950-1951

88 Dix chants sur des textes de poètes révolutionnaires / Chœur 1951

89 L'Inoubliable année 1919 - Musique du film de Mikhaïl Tchiaoureli / Piano, orchestre 1951

89a L'Inoubliable année 1919, Suite / Orchestre 1952

89b Suite de ballet n°2 / Orchestre 1951

90 Le soleil luit sur notre patrie - Cantate / Chœur d'enfants, chœur, orchestre 1952

91 Quatre monologues sur des textes de Pouchkine / Basse, piano 1952

91a Quatre monologues sur des textes de Pouchkine - Orchestration de l'opus 91 / Basse, orchestre 1952

91b Danses des poupées, Sept pièces pour piano / Piano 1952

91c Suite de ballet n°3 / Orchestre 1951

91d Chants grecs / Voix, piano 1952-1953

91e Suite de ballet n°4 / Orchestre 1953

92 Quatuor à cordes n°5 en si bémol majeur / Quatuor à cordes 1952

93 Symphonie n° 10 en mi mineur / Orchestre 1953

94 Concertino pour deux pianos en la mineur / 2 pianos 1954

95 Le Chant des grands fleuves - Musique du documentaire de Joris Ivens / Orchestre 1954

95a - 95b - 95c - 95d Hamlet - Musique de scène /Orchestre 1954

96 Ouverture de fête / Orchestre 1954

97 Le Taon - Musique du film d'Alexandre Feinzimmer / Orchestre 1955

97a Le Taon, Suite / Orchestre 1956

97b Tarentelle pour deux pianos - D'après Le Taon / 2 pianos 1954

98 Cinq Romances sur des textes de Dolmatovski / Basse, piano 1954

98a There Were Kisses - Romance sur un texte de Dolmatovski / Voix, piano 1954

99 Le Premier Détachement - Musique du film de Mikhaïl Kalatozov / Chœur, orchestre 1955-1956

99a Le Premier Détachement, Suite / Chœur, orchestre 1956

100 Chants espagnols / Mezzo-soprano, piano 1956

101 Quatuor à cordes n°6 en sol majeur / Quatuor à cordes 1956

102 Concerto pour piano n°2 en fa majeur / Piano, orchestre 1957

103 Symphonie n°11 en sol mineur, L'année 1905 / Orchestre 1956-1957

104 Deux chants russes / Chœur 1957

105 Moscou, Tcheriomouchki - Comédie musicale en trois actes / Voix, chœur, orchestre 1957-1958

105a Tcheriomouchki - Arrangement de l'opus 105 pour le film de Herbert Rappaport / Voix, orchestre 1962

106 La Khovanchtchina - Réorchestration de l'opéra de Moussorgski pour le film de Vera Stroïeva / Orchestre 1958-1959

107 Concerto pour violoncelle n°1 en mi bémol majeur / Violoncelle, orchestre 1959

108 Quatuor à cordes n°7 en fa dièse mineur / Quatuor à cordes 1960

109 Satires, Cinq Romances sur des textes de Chyorny / Soprano, piano 1960

110 Quatuor à cordes n°8 en ut mineur / Quatuor à cordes 1960

110a Symphonie de chambre - Orchestration du quatuor par Barchaï / Orchestre 1967

111 Cinq jours, cinq nuits - Musique du film de Leo Arnchtam / Orchestre 1960

112 Symphonie n°12 en ré mineur, L'année 1917 / Orchestre 1959-1961

113 Symphonie n°13 en si bémol mineur, Babi Yar / Basse, chœur d'hommes, orchestre 1962

114 Katerina Ismailova - Opéra en quatre actes, révision de l'opus 29 / Voix, chœur, orchestre 1954-1963

114a Katerina Ismailova, Suite / Soprano, orchestre 1962

114b Katerina Ismaïlova - Arrangement de l'opus 114 pour le film de Mikhail Shapiro / Voix, chœur, orchestre 1966

115 Ouverture sur des thèmes populaires russes et kirghizes / Orchestre 1963

116 Hamlet - Musique du film de Grigori Kozintsev / Orchestre 1963-1964

116a Hamlet, Suite / Orchestre 1964

117 Quatuor à cordes n°9 en mi bémol majeur / Quatuor à cordes 1964

118 Quatuor à cordes n°10 en la bémol majeur / Quatuor à cordes 1964

119 L'Exécution de Stéphane Razine - Cantate / Basse, chœur, orchestre 1964

120 Un an comme une vie - Musique du film de Grigori Rochal / Orchestre 1965

120a Un an comme une vie, Suite / Orchestre 1969

121 Cinq Romances sur des textes du Magazine Krokodil / Basse, piano 1965

122 Quatuor à cordes n°11 en fa mineur / Quatuor à cordes 1966

123 Préface à l'édition complète de mes œuvres et brève réflexion à propos de cette préface / Basse, piano 1966

124 Deux chœurs - Arrangement de pièces de Davidenko / Chœur 1963

125 Concerto pour violoncelle en la mineur - Orchestration de l'opus 129 de Schumann / Violoncelle, orchestre 1963

126 Concerto pour violoncelle n°2 en sol mineur / Violoncelle, orchestre 1966

127 Sept Romances sur des poèmes de Blok / Soprano, violon, violoncelle, piano 1967

128 Printemps, printemps - Romance / Basse, piano 1967

129 Concerto pour violon n°2 en ut dièse mineur / Violon, orchestre 1967

130 Prélude funèbre et triomphal / Orchestre 1967

131 Octobre - Poème symphonique / Orchestre 1967

132 Sofia Perovskaia - Musique du film de Leo Arnchtam / Orchestre 1967

133 Quatuor à cordes n°12 en ré bémol majeur / Quatuor à cordes 1968

134 Sonate pour violon et piano / Violon, piano 1968

135 Symphonie n°14 en sol mineur / Soprano, basse, orchestre à cordes, percussions 1969

136 Fidélité, Huit Ballades / Chœur d'hommes 1970

137 Le Roi Lear  - Musique du film de Grigori Kozintsev / Orchestre 1970

138 Quatuor à cordes n°13 en si bémol mineur / Quatuor à cordes 1970

139 Marche de la milice soviétique / Orchestre militaire 1970

140 Six Romances sur des textes de poètes anglais - Orchestration de l'opus 62 / Basse, orchestre de chambre 1971

141 Symphonie n°15 en la majeur / Orchestre 1971

142 Quatuor à cordes n°14 en fa dièse majeur / Quatuor à cordes 1973

143 Six Poèmes de Marina Tsvetaeva / Contralto, piano 1973

143a Six Poèmes de Marina Tsvetaeva - Orchestration de l'opus 143 / Contralto, orchestre de chambre 1974

144 Quatuor à cordes n°15 en mi bémol mineur / Quatuor à cordes 1974

145 Suite sur des sonnets de Michelangelo Buonarroti / Basse, piano 1974

145a Suite sur des sonnets de Michelangelo Buonarroti - Orchestration de l'opus 145 / Basse, orchestre 1975

146 Quatre Poèmes du Capitaine Lebiadkine / Basse, piano 1974

147 Sonate pour alto et piano / Alto, piano 1976

PROKOFIEV

Né le 11 avril 1891 en Ukraine à Sontsovka, Sergueï Prokofiev vit une enfance heureuse aux côtés d’un père ingénieur, responsable d’un domaine agricole et d’une mère pianiste amateur, qui lui apprend les bases de la musique. À 8 ans, il compose son premier opéra pour enfants : Le Géant. Il a 11 ans lorsque sa mère, forcée de constater son don pour la musique, l’emmène vivre à Moscou pour qu’il puisse bénéficier de cours de qualité. Cette année-là, il compose l’opéra intitulé Sur une île déserte.  À 13 ans, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg et compose Ondine. 

En 1913, il se voit décerner le prix Anton Rubinstein, la plus haute distinction qu’un étudiant puisse recevoir, pour le Concerto pour piano n° 1. Durant les années suivantes, il compose Le Joueur, les Visions fugitives ou encore la Symphonie classique. 

En 1918, il fuit la révolution dans son pays. Il passe par le Japon, où il donne quelques récitals, pour se rendre aux États-Unis (San Francisco puis New York). Il est alors sans le sou, et sa musique n’est pas vraiment appréciée. Heureusement, il remporte un peu plus de succès à Chicago, avec L’Amour des trois oranges en 1920. L’année suivante, il y dirige son Troisième concerto pour piano. Lors d’un séjour en Europe, il écrit également la Suite scythe et les Cinq poèmes. 

De 1922 à 1923, il s’installe en Allemagne, où il compose l’opéra L’Ange de feu, sa Seconde Symphonie et un Concerto pour violon. Il donne également des concerts dans de grandes capitales comme Paris, Londres ou Bruxelles. À cette période, il fait la connaissance de sa future épouse, une chanteuse connue sous le nom de Lina Llubera. 

Il s’installe ensuite à Paris et monte Le Pas d’acier en 1928, puis Le Fils prodigue l’année suivante. Grâce à un compatriote chef d’orchestre aux États-Unis, il rencontre de nombreux succès sur le continent américain de 1930 à 1932. Mais, malgré ses succès, Prokofiev supporte mal de vivre en exil. Il fait trois tournées en URSS, au cours desquelles il est reçu en héros, puis décide de retourner vivre dans son pays. 

En 1935, il crée le ballet Roméo et Juliette pour le Bolchoï, prestigieux théâtre de Moscou. L’année suivante, il écrit Pierre et le Loup, conte musical destiné aux enfants. C’est alors qu’il connaît des difficultés financières importantes, le pouvoir lui ayant brusquement tourné le dos. Il continue pourtant à composer, en particulier pour le cinéma : il compose la bande originale du film de Sergueï Eisenstein, Alexandre Nevski, en 1938. Leur collaboration donne lieu à plusieurs autres films, dont Ivan le Terrible en 1945. 

En 1941, il laisse femme et enfants à Moscou et fuit l’invasion allemande avec Mira Mendelssohn, poétesse avec qui il travaille. Il passe deux ans dans le Caucase, durant lesquels il continue à composer : l’opéra Guerre et Paix, le ballet Cendrillon ou encore sa Cinquième Symphonie. Durant cette période, sa santé se dégrade, et il fait plusieurs alertes cardiaques. 

En 1948, il se marie en « secondes » noces avec Mira Mendelssohn : sa première épouse n’étant pas soviétique, leur mariage est annulé, et elle est envoyée dans un camp en Sibérie durant huit années. Prokofiev ne trouve plus grâce aux yeux du gouvernement et vit donc dans la misère. En 1950, il compose encore le ballet La Fleur de pierre. 

Il succombe à une hémorragie cérébrale en 1953. 

ŒUVRES MUSICALES 

1896, Gallop Indien, pour piano. Marche, en do majeur pour piano. Rondo, en do majeur, pour piano. Valse en do majeur, pour piano. 

1897, Marche pour piano 4 mains en do majeur. Marche en si ♭ majeur, ré mineur, ré majeur, pour piano.

1899, Marche pour piano 4 mains en do majeur. Marche pour piano 4 mains en fa majeur. Pièce pour piano en fa majeur. Polka en sol majeur, pour piano. Valse en do majeur, sol majeur, pour piano.  

1900, Marche pour piano. Pièce avec cithare, inachevée. Pièce pour piano en ré mineur. 

1900-1902, Sur les îles désertes, fragment d’opéra, ouverture et trois scènes de premier acte, sur un texte de Prokofiev. 

1901, 7 pièces pour piano. Le géant, opéra en 3 actes sur divers textes, crée au domicile familial en été 1901. Bagatelle no 1, en do mineur. 

1902, Bagatelle no 2, en la mineur, pour piano. Petites chansons, pour piano, 1ère série (12 pièces). Symphonie, en sol majeur, inédit. 

1903, Oh, non, non, Figner. Petite chanson, en ré mineur, pour piano. Petites chansons, pour piano, 2ème série (12 pièces). Une fête au temps de la peste, scène d’opéra d’après Pouchkine. Révisé en 1908-1909. Dis-moi, sur un poème de Lermontov. Regarde en bas, sur un poème de Prokofiev. Sonate pour violon et piano en do mineur. Je ne suis plus le même, sur un poème de Pouchkine. 

1903-1904, Petites chansons pour piano, 3ème série (12 pièces). 

1904, Petite chanson no 2, en do mineur. Sonate en si ♭ mineur, pour piano. Variations sur « Chizhika », pour piano. 

1904-1907, Undina, opéra en 4 actes, sur un livret de M. Kilstett, d’après F. de la Motte Fouqué. 

1905, Petites chansons pour piano; 4ème série (12 pièces). Polka mélancolique, en fa ♯ mineur, pour piano. 

1906, Petites chansons, pour piano, 5e série (12 pièces). 

1906-1907, Vieux et noueux chênes, sur un poème d’A. Maykov. 

1906-1913, opus 12, Dix pièces pour piano : 1. Marche (d’après le no 6 de la 5ème série des petites chansons pour piano) ; 2. Gavotte ; 3. Rigaudon ; 4. Mazurka ; 5. Capriccio ; 6. Légende ; 7. Prélude ; 8. Allemande ; 9. Scherzo humoristique (arrangé pour 4 bassons en opus 12 bis) ; 10. Scherzo. 

1907, Chanson sans paroles, pour piano. Humoresque, en fa mineur, pour piano. Intermezzo, en la majeur, pour piano. Pièce en do mineur pour piano. Pièce orientale en sol mineur, pour piano. Pièce pour piano en si ♭ mineur. Sonate  no 2, en fa mineur, pour piano (retravaillées en opus 1). 

1907-1908, 4 Pièces, (révisées en opus 3) : 1. Histoire ; 2. Blague ; 3.Marche ; 4. Fantôme. Sonate  no 4, (perdue). 2 Pièces pour piano. 4 Pièces pour piano (révisée en opus 4) : 1. Souvenirs ; 2. Rafale ; 3.Désespoir ; 4. Idée diabolique.    

1908, Andante, en do mineur, pour piano, inachevé. Étude en do mineur, pour piano. Examen de fugue, pour piano. Pièce pour piano sur le thème : Es–C–H–E. Symphonie  no 2, en do mineur, 1908, inédit (réutilisée dans la 4ème sonate pour piano). Sonate no 5, en do mineur, pour piano (retravaillée en opus 29). Sonate pour piano no 6, (perdue). 

1909, Opus 1, Sonate pour piano no 1, en fa mineur (d’après  la sonate  no 2, 1907). Opus 2, Quatre études, pour piano : 1. En ré mineur ; 2. En mi mineur ; 3. En do mineur ; 4. En do mineur. Sinfonietta, en la majeur, pour orchestre, révisée en 1914–1915, inédit. Revue comme opus 48. 

1909-1910, opus 7, Deux poèmes de Konstantin Dmitrievič Balmont, pour chœur féminin et orchestre : 1. Le cygne blanc ; 2. La vague. 

1910, Opus 6, Rêves,  poème symphonique, inédit. Opus 8, Esquisse d’automne, pour petit orchestre, révision en 1915 et 1934. 

1910-1911, Opus 9, 2 poèmes, pour voix et piano : 1. C’est pour d’autres planètes - Konstantin Dmitrevitch Balmont ; 2. Le bateau à la dérive - Pouchkine. 

1910-1912, Opus 4, Quatre pièces (révision des 4 pièces de 1908) : 1. Souvenirs ; 2. Rafale ; 3. Désespoir ; 4. Idée diabolique.  

1911, Opus 3, Quatre pièces pour piano (révision des 4 pièces de 1907-1908) : 1. Histoire ; 2. Blague ; 3. Marche ; 4. Fantôme . 

1911-1912, Opus 10, Concerto pour piano  no 1, en ré ♭ majeur. 

1911-1913, Opus 13, Maddalena, opéra en 1 acte, sur un livret de Prokofiev,  d’après  M. Lieven, (inachevé, exécuté à a BBC le 25 mars 1979, orchestré par E. Downes). 

1912, Opus 11, Toccata pour piano en ré mineur. Opus 14, Sonate  no 2, en ré mineur. Opus 15, Ballade, en do mineur, pour violon et violoncelle).

1912-1913, Opus 16, Concerto pour piano  no 2, en sol mineur, révisé en 1923. 

1912-1914, Opus 17, Sarcasmes, 5 Pièces pour piano : 1. Tempestoso ; 2. Allegro rubato ; 3. Allegro precipatato ; 4. Smanioso ; 5. Precipitosissimo. 

1914, Opus 18, Le vilain petit canard, texte de Nina Alexeïevna Krivosheina d’après Christian Andersen, pour voix et piano. Orchestré.

1914-1915, Opus 20, Ala i Lolli, ballet sur un argument de S. Gorodetsky et Prokofiev, pour Diaghilev qui le refuse. (Inédit). Prokofiev en fera une suite orchestrale, la Suite Scythe, opus 20. Opus 20, Suite pour orchestre d’après Ala i Lolli : Suite Scythe : 1. Pèlerinage de Veles et Ala ; 2. L’Ennemi de Dieu et danse des esprits ; 3. Nuit ; 4.  Départ de Lolli et procession du Soleil. 

1915-1921, La fable de Chout ou le bouffon, ballet en 6 scènes, sur un argument de Prokofiev d’après  un conte d’Alexandre Afanassiev, revisé en 1920, créé au théâtre de la Gaîté Lyrique de Paris sous la direction de Prokofiev, le 17 mai 1921, une suite orchestrale en a été tirée. Opus 12 bis, Scherzo humoristique, pour 4 bassons, d’après le no 9 de l’opus 12. Opus 23, 5 poèmes pour voix et piano : 1. Sous le toit - V. Gorianski ; 2. la petite robe grise - Zinaida Nikolaïevna Gippius ; 3. Suis moi - B. Verin ; 4. Dans mon jardin - Konstantin Dmitrevitch Balmont ; 5. La prophète - Nikolaï Yakovlevitch Agnivtsev. 

1915-1917, Opus 22, Visions fugitives, 20 pièces pour piano : 1. Lentamente ; 2. Andante ; 3. Allegretto ; 4. Animato ; 5. Molto giocoso ; 6. Con eleganza ; 7. Pittoresco (Arpa) ; 8. Commodo ; 9. Allegro tranquillo ; 10. Ridicolosamente ; 11. Con vivacità ; 12. Assai moderato ; 13. Allegretto . 14. Feroce ; 15. Inquieto ; 16. Dolente ; 17. Poetico ; 18. Con una dolce lentezza ; 19. Presto agitatissimo e molto accentuate ; 20. Lento irrealmente. Opus 24, Igrok (Le joueur), opéra en  3 actes, sur un livret de Prokofiev d’après F. Dostoïevski, révisé en 1927, révisé en 1927, créé au Téâtre de la Monaie de Bruxelles, sous la direction de M. Corneil de Thoran, le 29 avril 1929. 

1916, Opus 27, 5 poèmes d’Anna Akhmatova, pour voix et piano : 1. Le soleil a rempli ma chambre ; 2. Tendresse vraie ; 3. Mémoire du soleil ; 4. Salutations ; 5. Le roi aux yeux gris. 

1916-1917, Opus 19, Concerto pour violon no 1 en ré majeur. Opus 25, Symphonie  no 1 « classique », en ré majeur. 

1917, Opus 28, Sonate no 3 « d’après de vieux cahiers ». Opus 29, Sonate  no 4, « d’après de vieux cahiers », en do mineur (d’après  la sonate no 5 et la symphonie de 1908). 

1917-1918, Opus 30, Ils sont sept, cantate (« invocation chaldéenne ») sur un texte de Konstantin Dmitrievič Bal’mont, pour ténor, chœur, et orchestre, révision 1933, création à Paris le 29 mai 1924. 

1917-1921, Opus 26, Concerto pour piano  no 3, en do majeur. 

1918, Opus 31, Les vieux contes de grand-mère, 4 pièces pour piano : 1. Moderato ; 2. Andantino ; 3. Andante assai ; 4. Sostenuto. Opus 32, Quatre pièces pour piano : Danse, Menuet, Gavotte, Valse.   

1919, Opus 33, L’Amour des trois oranges, opéra en 1 prologue et 4 actes, sur un livret de Prokofiev, d’après C. Gozzi, créé à L’Auditorium de Chicago, sous la direction du compositeur, le 30 décembre 1921. Opus 33 bis, Suite symphonique d’après L’Amour des trois oranges, révisée en 1924 : 1. Les ridicules ; 2. Le magicien Tchélio et Fata Morgana ; 3. Marche ; 4. Scherzo ; 5. Le Prince et la Princesse ; 6. La fuite. Opus 34, ouverture sur des thèmes hébraïques en do mineur, pour clarinette, quatuor à cordes et piano. 

1920, Dietrich Buxtehude, prélude et fugue pour orgue, BuxWv 140, arrangement pour piano. Opus 21bis, Suite orchestrale d’après Le bouffon : 1. Le bouffon et sa femme ; 2. Danse des femmes ; 3. Les Bouffons tuent leurs femmes ; 4. Les bouffons habillés en jeunes filles ; 5. Le troisième entracte ; 6. Danse des filles des bouffons ; 7. L’entrée des marchands, les prosternations et le choix de la mariée ; 8. Dans la chambre, le marchand ; 9.  La jeune fille est transformée en chèvre 10. cinquième entracte ; 11. Querelle du Bouffon et du marchand ; 12. Dernière danse. Opus 35, Cinq chansons sans paroles, pour voix et piano : 1. Andante ; 2. Lento, ma non troppo ; 3. Animato, ma non allegro ; 4. Andantino, un poco scherzando ; 5. Andante non troppo, arrangement pour violon et piano (opus 35 bis), arrangement du no 2 pour voix et orchestre, arrangement du no 4 (opus 52). Opus 35 bis, Mélodie, pour une voix et orchestre, d’après l’opus 35. 1. Andante ; 2. Lento, ma non troppo ; 3. Animato, ma non allegro ; 4. Andantino, un poco scherzando ; 5. Andante non troppo. Valses de Franz Schubert, arrangement de divers thèmes de Schubert, pour 4 mains en 1923. 

1921, Opus 36, Cinq poèmes de Bal’mont, pour voix et piano : 1. Incantation du feu et de l’eau ; 2. Chant d’oiseau; 3. Le papillon ; 4. Pense à moi ! ; 5. Les pylônes. 

1922, Opus 33 ter, Marche et Scherzo d’après L’amour des trois oranges. 

1923, Opus 37 bis, L’Ange de feu, suite vocale d’après l’opéra, pour voix et orchestre, inachevé, inédit. Opus 38, Sonate pour piano no 5, révisée en opus 135. 

1924, Opus 39, Quintette en sol mineur, pour hautbois, clarinette, violon, alto et contrebasse. Opus 39, Trapèze, ballet de chambre créé à Gotha le 6 novembre 1925, musique réutilisée dans le quintette en sol mineur (hautbois, clarinette, violon, alto, contrebasse) 

1924-1925, Opus, 40, Symphonie no 2, en ré mineur (voir opus 136). 

1925-1926, Opus 41, Le pas d’acier, ballet en 2 scènes sur un argument de Prokofiev et George Yakulov, créé le 7 juin 1927 au théâtre Sarah Bernhardt de Paris, sous la direction de Roger Désormière ; une suite symphonique en a été tirée. 

1925-1929, Opus 43, Divertissement pour orchestre (voir opus 43 bis). 

1926, Opus 42, Ouverture en si ♭ majeur pour orchestre de chambre. Opus, 41 bis, Suite symphonique d’après Le Pas d’acier. 1. Entrée des personnages ; 2. Les commissaires, les haut-parleurs, les citoyens ; 3. Marins et travailleurs ; 4. Usine.

1926-1927, Opus 37, L’Ange de feu, opéra en 5 actes, sur un livret de Prokofiev d’après V. Bryusov, créé au Théâtre des Champs-Élysées, sous la direction de Charles Bruck, le 25  novembre  1954.       

1927, Cinq chants populaires Kazakhs, pour voix et piano.

1928, Opus 42 bis, Ouverture, en si ♭, pour grand orchestre. Opus 44, Symphonie  no 3, en do mineur (avec matériau de L’ange de feu). Opus 45, Les choses en elles-mêmes, 2 pièces pour piano : 1. Allegro moderato ; 2. Moderato scherzando.     

1928-1929, Opus 46, Le fils prodigue, ballet en trois tableaux sur un argument de Boris Kochno, créé le 21 mai 1929, au théâtre Sarah Bernhardt de Paris, sous la direction de Prokofiev, une suite symphonique en a été tirée. 

1929, Opus 46 bis, suite symphonique d’après Le fils prodigue (opus 46) : 1. Adagio – Allegreto – Presto - Andantino espressivo – Presto ; 2. Allegro fastoso ; 3. Presto (solo de trois clarinettes) ; 4. Andante assai ; 5. Andante pomposo - Allegro espressivo. Opus 48, Sinfonietta en la majeur, pour orchestre (révision de l’opus 5, voir opus 52). 

1929-1930, Opus, 47, Symphonie no 4, en do majeur, d’après le matériau musical du « Fils prodigue », inédit, révisé en 1947 sous le numéro d’opus 112. 

1930, Opus 50 bis, Andante pour orchestre, d’après le quatuor à cordes no 1. Opus 50, quatuor à cordes no 1 (voir opus 50 bis et 52).       

1930-1921, Opus 52, Six Pièces pour piano : 1. Intermezzo, 2. Rondo, 3. Étude (ces pièces d’après Le fils prodigue), 4. Scherzino (d’après les 5 chansons sans paroles opus 35), 5. Andante (d’après le quatuor à cordes opus 50), 6. Scherzo (d’après Sinfonietta, opus 48). 

1930-1931, Opus 51, Sur le Dniepr, ballet en 2 tableaux, sur un argument de Serge Lifar et Prokofiev, créé le 16 décembre 1932 à l’Opéra de Paris, sous la direction de Philippe Gaubert, une suite symphonique en a été tirée. 

1931, Opus 49, Quatre portraits et conclusion, suite symphonique d’après d’après Le joueur. 1. Aleksey ; 2. Babulenka ; 3. The General ; 4. Polina ; 5. Conclusion. 

1931, Opus 53, Concerto pour piano  no 4, en si ♭ bémol majeur, pour la main gauche. 

1931-1932, Opus 54, Deux sonatines pour piano, en mi mineur et en sol majeur. Opus 55, Concerto pour piano  no 5, en sol majeur. 

1932, Opus 56, Sonate en do majeur pour deux violons 

1933, Opus 51 bis, suite symphonique d’après Sur le Dniepr : 1. Prélude ; 2. Variation de la première danseuse ; 3. Engagement ; 4. La querelle ; 5. Scène ; 6. Épilogue. 

1933, Opus 57, Chanson symphonique. Lieutenant Kijé, pour un film non réalisé d'Alexandre Faintsimmer. Une suite symphonique et deux chansons en ont été tirée (opus 60 et 60 bis). 

1933-1934, Opus 59, Trois pièces pour piano : 1. Excursion ; 2. Paysage ; 3. Sonatine pastorale, en do majeur. Opus 62, Pensées, 3 pièces pour piano : 1. Adagio penseroso – Moderato ; 2. Lento ; 3. Andante. 

1933-1938, Opus 58, concerto pour violoncelle en mi mineur. 

1934, Opus 29 bis, Andante orchestrale, d’après la sonate pour piano no 4, (opus 29, no 2). Opus 60 bis, Deux chansons, pour voix et piano, d’après Lieutenant Kijé : 1. La petite colombe grise gémit ; 2. Troïka. Opus 61, Suite symphonique d’après Les nuits égyptiennes : 1. Nuits en Égypte ; 2. César, le Sphinx et Cléopâtre ; 3. Anxiété ; 4. Dansant ; 5. Antoine ; 6. Crépuscule de Cléopâtre ; 7. Roma militaris. Opus, 34 bis, Ouverture sur des thèmes hébraïques en do mineur (d’après l’opus 34). Opus 60, Suite symphonique d’après Lieutenant Kijé, avec baryton ad-libitum . 1. Naissance de Kijé ; 2. Romance ; 3. Mariage de Kijé ; 4. Troïka ; 5. Funérailles de Kijé. 

1935, Opus 63, Concerto pour piano  no 2, en sol mineur. Opus 65, Musique pour les enfants, 12 pièces de piano : 1. Matin ; 2. Excursion ; 3. Conte ; 4. Tarentelle ; 5. Repentir ; 6. Valse ; 7. Procession de cigales ; 8. La pluie et l’arc-en-Ciel ; 9. Guide ; 10. Мarche ; 11. Nuit ; 12. La Lune se promène dans la prairie. Opus 66a, 2 chœurs, pour voix et piano : 1. Partizan Zheleznyak (Mikhail Golodnii) ; 2. Anjutka (chant populaire). Opus 66b, 4 chansons à une ou plusieurs voix avec piano : 1. L’Éveil de la patrie, poème d’Alexander Nikolaïevitch Afinogenov ; 2.  À travers neige et brouillard, poème d’A. N. Afinogenov ; 3. Au-delà de la montagne, chanson populaire ; 4. Chanson sur Vorochilov, sur un poème de Tatyana Sergeyevna Sikorskaya. Musique de scène pour Les nuits égyptiennes, d’après Pouchkine, Shakespeare, Shaw, une suite symphonique en a été tirée (opus 31). 

1935-1936, opus 64, Roméo et Juliette, opéra en 4 actes et 10 tableaux, sur un argument de Prokofiev et collaborations, d’après William Shakespeare. Créé le 30 décembre 1938 à Brno, sous la direction de Quido Arnoldi (1896-1858). 

1935-1937, opus 69, quatre marches miliaires pour ensemble militaire  1. Marche pour les Sparcatiades ; 2. Marche Lyrique ; 3. Chanson de marche ; 4. Marche de cavalerie. 

1936, Musique pour des exercices de gymnastique. Opus 64 bis, Suite symphonique no 1 d’après Roméo et Juliette : 1. Danse populaire ; 2. Scène ; 3. Madrigal ; 4. Menuet ; 5. Masques ; 6. Roméo et Juliette ; 7. Mort de Tybalt. Opus 64 ter, Suite symphonique no 2 d’après Roméo et Juliette : 1. Les Montaigu et les Capulet ; 2. Juliette jeune ; 3. Frère Laurent ; 4. Danse ; 5. Avant le départ de Roméo et de Juliette ; 6. Danse des jeunes Antillaises ;  7. La tombe de Roméo et de Juliette. Opus 67, Pierre et le loup, conte pour enfants, sur un texte de Prokofiev, pour narrateur et orchestre. Opus 68, Trois chants d’enfants, pour voix et piano : 1. Bavard, texte d’ Agniya Barto ; 2. Chanson douce, texte e N. Sakonska ; 3. Le petit cochon, texte de S. Mikhailov d’après Leib Kvitko. Opus 70, La dame de pique, pour un film non réalisé de Mikhaïl Romm,  d’après Pouchkine. Opus 70 bis, musique de scène pour Boris Godunov, de Meyergolg  d’après Pouchkine, créée au Théâtre central de la jeunesse de Moscou, en avril 1957. Opus 71, Eugène Onéguine, d’après Pouchkine, créé à la BBC, Londres 1er avril 1980. Opus 72, Ouverture russe pour orchestre, révisé avec trio vocal en 1937. Opus 3, Trois romances de Pouchkine, pour voix et piano : 1. Les pins ; 2. En rougissant ; 3. Dans ta lumière. 

1936-1937, Opus 74, Cantate pour le 20e anniversaire de la Révolution d’octobre, sur des textes de Marx, Lénine, Staline. Pour 2 chœurs, orchestre,  ensemble militaire, accordéon, ensemble de percussions, inédit. 

1937, opus 75, Dix pièces de piano d’après Roméo et Juliette : 1. Danse populaire ; 2. Scène ; 3. Menuet ; 4. Juliette jeune ; 5. Мasques ; 6. Montaigu et Capulet) ; 7. Frère Laurent ; 8. Mercutio ; 9. Danse des jeunes antillaises ; 10. Séparation de Roméo et Juliette. Opus 76, Chants de notre temps, pour solistes, chœur et orchestre : 1. Marche ; 2. Sur le pont ; 3. Bonne chance ; 4. Ukraine d’or ; 5. Frère et frère ; 6. Les jeunes-filles ; 7. Vingt-ans, Berceuse, De bout en bout. 

1937-1938, opus 77, musique de scène pour Hamlet de Shakespeare, pour solistes et orchestre, créée à Leningrad le 15 mai 1939, version piano du no 8 (opus 77 bis). 

1938, opus 43 bis, Divertissement pour piano (d’après la version orchestrale opus 43). Opus 77 bis, Gavotte pour piano, d’après Hamlet (opus 77). Alexandre Nevski, musique pour le film de S. Eisenstein, pour mezzo-soprano chœur, orchestre (voir opus 78 et 78 bis). 

1938-1940, Opus 82, Sonate pour piano no 6, en la majeur. 

1938-1946, Opus 80, Sonate  no 1, en fa mineur, pour violon et piano. 

1939, Opus 78 bis, Trois chansons d’après la musique du film Alexandre Nevski, pour voix et piano (textes de Vladimir Lugovskoy) : 1. Debout ! Hommes de Russies ; 2. Répondez, clairs faucons ; 3. Et c’est arrivé sur la Néva. Opus 78, Alexandre Nevski, cantate sur un poème de V. Lugorsky et Prokofiev, d’après la musique du film, pour Mezzo-soprano chœur, oorchestre. Opus 79, sept chants pour vois et piano : 1. Chant sur la mère patrie, Alexandre Prokofiev ; 2. Stakhanovka, Alexandre Nikolaïevitch Blagov ; 3. Sur les mers polaires, Mikhaïl Arkadïevitch Svetlov ; 4. Envoyer, texte populaire ; 5. En avant bravement, Mira Mendelson ; 6. Un cosaque traverse le village, P. Panchenko ; 7. Sur la route. Opus 81, Semyon Kotko, opéra en 5 actes, sur un livret de V. Katayev et  Prokofiev, d’après  Katayev, créé au théâtre Stanislavsky  de Mouscou, sous la direction de M. N. Zhukov, 23  juin  1940.    Opus 85, Salut à Staline, pour chœur et orchestre. 

1939-1942, Opus 83, Sonate no 7, en si♭majeur. 

1939-1944, Opus 84, Sonate  no 8, en si♭majeur. 

1940-1941, opus 86, Les fiançailles au couvent, opéra en 4 actes, sur un livret de Prokofiev et  Mira Mendelson,  d’après  « The Duenna » de Richard Brinsley Sheridan, créé au Théâtre national de Prague, 5  mai 1946, au théâtre Kirov de Leningrad le 3 novembre 1943, sous la direction de B. Khaikin. 

1940-1944, opus 87, Cendrillon, ballet en 3 actes, sur un argument de N. Volkov, créé au théâtre du Bolchoï sous la direction d’Y. Fayer, 21  novembre  1945. 

1941, 89 bis, marche pour orchestre militaire, en la majeur (d’après les nos 1, 2 et 7 de l’opus 89). Opus 65 bis, Jour d’été, suite pour enfants, pour petit orchestre, d’après les nos 1, 9, 6, 5, 10-12 de l’opus 65 : 1. Matin ; 2. Marque de jeu ;  3. Valse ; 4. Repentir ; 5. Marche ; 6. Nuit ;  7. La lune se promène dans les prairies. Opus 81 bis, Suite symphonique, d’après Semyon Kotko : 1. Introduction ; 2. Simeon et sa mère ; 3. Amovine ; 4. Nuit du Sud ; 5. Exécution ;  6. Le village brûle ; 7. Funérailles ; 8. Les nôtres sont venus. Opus 88, Marche symphonique en si♭mmajeur. Opus 90, 1941-y god (L’Années 1941), suite symphonique. Opus 92, Quatuor à cordes no 2, « Kabardinian ») en fa majeur, sur des thèmes Kabards. Musique pour le film Lemrontov, d'Alexandre Gendelstein (voir opus 110 et 96). 

1941-1942, Opus 89, Sept chants, pour chœur et piano : 1. Chant ; 2. Chanson du brave, poème d’Alexseï Alexandrovitch Surkov ; 3. Le vœu du tankiste ; 4. Fils de Kabardie ; 5. L’aimée du soldat ; 6. Fritz ; 7. L’amour de la guerre. Opus 96, Trois pièces pour piano, 1. Valse ; 2. Contredanse (le deux d’après l’opéra Guerre et paix opus 94); 3. Méphisto-Valse (d’après la musique du film Lermontov). 

1941-1943, Opus 91, Guerre et paix, opéra en 5 actes, sur un livret de Prokofiev d’après le roman de Léon Tolstoï,  révisé en 1946-1952, après des presentations partielles ou avec coupures, à Moscou (11 scènes le 7 juin 1944, orchestre Symphonique d'URSS sous la direction de Samuil Samosud) à Leningrad, creations le 8 novembre 1955 à Moscou sous la direction d'Alexander Shaverdov, et le 15 décembre 1959, au Bolchoï, sous la direction de Alexander Melik-Pashayev. 

1942, 1943, Opus 93, Ballade pour un garçon inconnu, sur un poème de P. Antokol'sky, pour soprano, ténor, chœur et orchestre, inédit. 

1942, Opus 95, Trois Pièces pour piano, d’après Cendrillon (opus 87) : Intermezzo, Gavotte, Valse lente. Musique pour le film Les partisans dans les steppes d’Ukraine d’Igor Savchenko. Musique pour le film Tonya, non rréalisé. Musique pour Kotovskiy, film de d'Alexander Gendelstein. 

1942-1944, Opus 116, musique pour le film Ivan le Terrible de S. Eisenstein (2e partie 1945). Youri Tchoulaki en tirera un ballet en 2 actes sur un argument et une chorégraphie de Youri Grigorovitch, créé au Bolchoï le 20 février 1975, sous la direction d'Algis Chiouraitis. 

1943, Opus 97, Dix pièces pour piano, d’après Cendrillon (opus 87) : 1. Printemps féérique ; 2. Été féérique ; 3. Automne féérique ; 4. Hiver Féérique ; 5. Cigales et Libellules ; 6. Oriental ; 7. Passepied ; 8. Capriccio ; 9. Bourrée ; 10. Adagio, le prince et Cendrillon. 

1943-1944, Opus 99, Marche en si♭majeur pour orchestre militaire. 

1943-1946, Opus 98, Hymne national, sur un poème de S. V. Mikhalkov et El-Registan (1943) ; Hymne de toutes les Unions, sur un poème de .P. Shchipanchev, esquisses à l’occasion du concours pour la composition de l’hymne des Fédérations soviétiques. 

1944, Opus 100, Symphonie  no 5, en si♭majeur. Opus 102, Six pièces pour piano d’après Cendrillon (opus 87) : 1. Valse : Cendrillon et le prince ; 2. Variation sur Cendrillon ; 3. Querelle ; 4. Valse : Cendrillon quitte le bal ; 5. Pas de deux.

AUERBACH 

Lera Auerbach naît en 1973, le 21 octobre, à Tcheliabinsk, une ville de l’Oural située à la frontière sibérienne. Sa mère, une professeure de piano issue d'une famille de musiciens, et son grand-père, poète et collectionneur de livres, lui transmettent les compétences en lecture et écriture de la musique. Elle trouve naturel dès l'âge de quatre ans de créer des contes de fées et de composer sa propre musique. Débutant le piano très tôt, elle se produit en public dès six ans et joue avec un orchestre pour la première fois à l'âge de huit ans. Talent précoce, elle choisit rapidement sa voie et crée son premier opéra à l'âge de douze ans ; joué dans plusieurs théâtres nationaux. 

En 1991, Lera Auerbach, déjà lauréate de plusieurs concours de piano, est invitée à se produire aux États-Unis. Elle choisit de rester dans ce pays où elle poursuit ses études à la Juilliard School de New York,  étudiant le piano avec Joseph Kalichstein et la composition avec Milton Babbit et Robert Beaser. Elle fréquente aussi l'Université de Columbia, s'intéressant particulièrement à la littérature comparée.

En 2001, lors du festival de musique de chambre de Lockenhaus, où douze de ses œuvres sont créées, Lera Auerbach occupe le rôle d'artiste en résidence.

Le 1er mai 2002, Lera Auerbach fait ses débuts remarquables au Carnegie Hall, en jouant sa propre suite pour violon, piano et orchestre à cordes op. 60 aux côtés de Gidon Kremer et de la Kremerata Baltica. Depuis lors, la musique de Lera Auerbach est présente chaque saison au Carnegie Hall.

Elle termine la même année son cycle de soliste à la Hochschule für Musik de Hanovre (avec Einar-Steen Nøkleberg).

Sa musique, initialement enracinée dans la grande tradition, allie l'usage de la tonalité et des formes classiques à l'exploration de nouveaux univers sonores. Ainsi, il est possible de percevoir, sous une apparence classique, une palette de sonorités inhabituelles et colorées, signature de son style unique.

Lera Auerbach se distingue parmi ses contemporains, devenant la première compositrice russe depuis Chostakovitch à être publiée par la célèbre maison d'édition Hans Sikorski.

En 2005, elle s’est vu décerner le prestigieux Prix Hindemith du Festival de musique du Schleswig-Holstein, en Allemagne.

Le succès de Lera Auerbach ne repose pas uniquement sur ses activités musicales, mais également sur ses réalisations littéraires. Ses œuvres incluent cinq livres de poésie et de prose personnelle, deux romans, et plusieurs contributions à des journaux et magazines russophones. En 1996, elle a été élue écrivaine de l'année par la Société internationale Pouchkine et reçoit le prix de poésie du Novoje Russkoje Slovo, le principal journal de langue russe en Occident. En 2000, elle a présidé le jury du Concours international de poésie Pouchkine et en 2002, elle a été membre du comité de sélection de la Bourse Paul et Daisy Soros pour les nouveaux Américains, bourse dont elle a été la première lauréate en 1998. 

ŒUVRES MUSICALES 

Opéras 

• Gogol (2010), sur un livret de la compositrice, créé le 15 novembre 2011 à Vienne. 

• The Blind (2001), sur un livret de la compositrice d'après Les Aveugles de Maurice Maeterlinck, créé le 13 octobre 2011 à Berlin. 

Ballets 

• Tatiana (2013-2014), sur un livret de John Neumeier d'après Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine. 

• The Little Mermaid (2005), sur un livret de John Neumeier, d'après La Petite Sirène de Hans Christian Andersen. 

Œuvres orchestrales 

• Symphonie no 1  (2006)  

• Symphonie no 2  (2006)  

• Symphonie no 3  (2016)  

• Symphonie no 4  (2019)  

Musique de chambre 

• Trio avec piano no 1 

• Sonate no 1 pour alto et piano, dite « Arcanum »  

• Par.ti.ta, pour violon seul  

• T'filah, op. 33 pour violon seul  

• Vingt-quatre préludes pour violon et piano, op. 46  

• Lonely Suite « Ballet for a Lonely Violonist », op. 70  

• Speak, Memory, pour violon et piano (2010)  

• Trio pour piano no 2  Triptych (2012)

TCHAÏKOVSKI 

Second de six enfants, il naît dans un milieu d'industriels aisés à Votkinsk dans l'Oural le 7 mai 1840. Son père, Ilia Petrovitch est ingénieur. Il dirige les installations minières d'état de Kamsko-Votkinsk. Sa mère Alexandra d'Assier appartient à une aristocratie d'origine Française. Comme il est de coutume chez les riches Russes, il a une gouvernante d'expression Française, Fanny Dürbach d'origine Suisse. Il reçoit très jeune des cours de piano. 

En 1848, suite à la mise à la retraite du père, la famille s'installe à Moscou, puis à Saint Petersbourg, enfin, à Alapaev dans l'Oural où au mois de mai 1852 naissent ses frères jumeaux Modeste et Anatole. Il est envoyé à Saint Petersbourg en 1850 et entre en 1852 à l'école de droit. Il prend des cours de chant et aussi de piano avec Rudolf Kündinger, chante dans une chorale dirigée par G. J. Lomakin. Sa mère décède du choléra en 1854. En 1859 il est secrétaire au ministère de la justice. 

En 1863 il quitte son emploi au ministère et s'inscrit au Conservatoire de Saint-Patersbourg qui a ouvert ses portes depuis un an sous les auspices de la Société Russe de musique et la direction d'Anton Rubinstein. Il y suit les cours de composition de N. I. Zaremba, d'orchestration avec Anton Rubistein, de flûte et d'orgue. Il présente en fin d"étude une Cantate sur An die Freunde de  Schiller. 

À Moscou, Nicolas Rubinstein, le frère d'Anton, fonde le Conservatoire (section moscovite de la Société Russe de musique). Il invite Tchaikovski à y enseigner l'harmonie. Celui-ci prend ses fonctions en 1866. Il est logé au Conservatoire. Nicolas le chaperonne et l'entraîne dans sa vie mondaine agitée. 

En 1867, il compose sa Première symphonie qui est créée avec succès le 3 février 1868. La même année il rencontre à Saint-Petersbourg les musiciens du «Groupe des cinq» qui accueillent sa musique favorablement, car elle est Russe. Mais entre eux et lui, le fossé se creusera vite. 

Son premier opéra, La Voïvode sur un livret d'Alexandre Nikolaïevitch Ostrovski, créé en 1869 à peu de succès auprès du public moscovite. La même année son poème symphonique Fatum est créé à Moscou et à Saint-Petersbourg et il achève en été la composition de son second opéra, Ondine d'après La Motte-Fouqué. 

En 1870, Balakirev lui commande un poème symphonique pour la Société russe de musique. Il livre Roméo et Juliette qui remporte un grand succès lors de sa création à Moscou.

En 1871 il quitte son appartement du Conservatoire et emménage à l'écart en engageant un domestique, Aliocha Sofronov, qui reste à son service jusqu'à sa mort. La même année il écrit son Premier quatuor à cordes. Il profite des vacances pour voyager et rencontre en France Camille Saint-Saëns et Georges Bizet. 

En 1873, il compose La tempête pour orchestre. En 1874, Les second et troisième Quatuors à cordes. En 1875, il compose son Premier concerto pour piano qu'il dédie à Nicolas Rubinstein qui juge cette œuvre très sévèrement. 

La création du Lac des cygnes le 20 février 1877 à Moscou (Bolchoï) est un échec total qui écartera cette œuvre du répertoire pour de nombreuses années. Homosexuel notoire mais honteux, il décide de donner à la société de son temps une image respectable (ou peut-être tente de devenir respectable ou peut-être de se débarrasser de son homosexualité) en se mariant le 18 juillet 1877 avec une de ses anciennes élèves, Antonina Ivanovna Milioukova. L'union est un échec lamentable. Elle se solde par une tentative de suicide en septembre et une séparation à l'amiable négociée par Rubinstein. C'est à cette époque qu'il rencontre Tolstoï. Du 22 octobre au 13 novembre 1877 il séjourne à Montreux.  

Nadejda von Meck lui alloue une pension annuelle de 6.000 roubles qui lui permet d'envisager une vie de compositeur et de chef d'orchestre à temps complet. Il demande son congé du Conservatoire. 

Du 9 mars au 7 avril 1878 il est de nouveau à Montreux. Il dédicace sa Quatrième symphonie à Nadejda von Meck, il publie un recueil de 24 pièces pour le piano, achève Eugène Onéguine, un opéra d'après Pouchkine et le Concerto pour violon en ré majeur qu'il compose en hiver à Montreux où son ami Joseph Kotek l'accompagne. 

Eugène Onéguine est créé à Moscou le 9 mars 1879. 

Son père meurt en 1880 et Nicolaï Rubinstein en 1881. En 1885, il emménage dans une maison à Klin ( Maidanovo) à une centaine de kilomètres au Nord-Ouest de Moscou. Il est à Paris la même année où il rencontre l'éditeur Félix Mackar dans le but de publier ses œuvres, se mêle au monde musicale parisien, notamment chez  Pauline Viardot. Il est élu à un poste de directeur de la Société russe de musique. 

En 1886 il commence à se produire comme chef d'orchestre. Il effectue un tournée de concerts en Europe en 1888. Ses œuvres rencontrent un accueil triomphal. En 1889, le danseur et chorégraphe français, Marius Petipa, qui dirige les théâtres impériaux à Saint Petersbourg depuis 1869 lui commande un nouveau ballet avec comme argument La Belle au Bois Dormant de Charles Charles Perrault. 

En 1890  Nadejda von Meck suspend la pension en raison de difficultés financières. 

Le 31 décembre, au théâtre Marinski de Saint-Petersbourg, il présente son opéra La Dame de pique sur un livret de son frère Modeste Tchaikovski d'après Pouchkine. Partition composée en six semaines au cours d'un séjour à Florence. 

La tournée de concerts aux états-Unis de 1891 est triomphale. Le 5 mai il participe à New York à l'inaugura La Dame de Pique à l'Opéra National de Lyontion de Carnegie Hall en y dirigeant ses œuvres. La même année, Marius Petipa lui commande un autre ballet. Ce sera Casse Noisette d'après un conte d'Hoffmann. Le ballet est créé au théâtre Marinsky de Saint-Petersbourg en décembre 1892. 

En 1893 il compose sa sixième Symphonie baptisée Symphonie pathétique, avec son final si inhabituel. La même année il effectue une tournée qui le mène dans plusieurs pays d'Europe. A Cambridge il est reçu "Docteur Honoris Causa" en compagnie de Camille Saint-Saëns, de Grieg et d'Arrigo Boito. Le 28 octobre il dirige sa Sixième Symphonie. 

Le 6 décembre il meurt. Officiellement du choléra après avoir bu de l'eau infectée. Cela est parfois contesté. On pense qu'il aurait pu se suicider pour éviter un scandale provoqué par ses fréquentations amoureuses. Pour ses funérailles, le deuil national est décrété.

ŒUVRES MUSICALES

1 Deux pièces pour piano Œuvre pour piano1863-1867

2 Souvenir de Hapsal Œuvre pour piano1867

3 Le Voïévode Opéra1868

4 Valse-caprice Œuvre pour piano1868

5 Romance pour piano Œuvre pour piano1868

6 Six mélodies Mélodie1869

7 Valse-scherzo Œuvre pour piano1870

8 Capriccio Œuvre pour piano1870

9 Trois pièces pour piano Œuvre pour piano1870

10 Deux pièces pour piano Œuvre pour piano1871-1872

11 Quatuor à cordes no 1 Musique de chambre1871

12 Snégourotchka Musique de scène1873

13 Symphonie no 1 Rêves d'hiver Symphonie1866/1874

14 Vakoula le forgeron (remanié sous le titre de Tcherevitchki) Opéra1874/1885

15 Ouverture solennelle sur l'hymne national danois Œuvre pour orchestre1866/1892

16 Six mélodies Mélodie1872-1873

17 Symphonie no 2 Symphonie1872/1879-1880

18 La Tempête, fantaisie symphonique Œuvre pour orchestre1873

19 Six morceaux pour piano Œuvre pour piano1873

20 Le Lac des cygnes Ballet1875-1876/1877

21 Six pièces sur un même thème Œuvre pour piano1873

22 Quatuor à cordes no 2 Musique de chambre1873-1874

23 Concerto pour piano et orchestre n° 1 Concerto1874-1875/1879/1890

24 Eugène Onéguine Opéra1877-1878/1880/1885

25 Six mélodies Mélodie1874

26 Sérénade mélancolique, pour violon et orchestre Pièce concertante1875

27 Six mélodies Mélodie1875

28 Six mélodies Mélodie1875

29 Symphonie no 3 Symphonie1875

30 Quatuor à cordes no 3 Musique de chambre1876

31 Marche slave Œuvre pour orchestre1876

32 Francesca da Rimini, fantaisie symphonique Œuvre pour orchestre1876

33 Variations sur un thème rococo, pour violoncelle et orchestre Pièce concertante1876-1877

34 Valse-scherzo, pour violon et orchestre Pièce concertante1877

35 Concerto pour violon et orchestre Concerto1878

36 Symphonie no 4 Symphonie1877

37 Grande Sonate en sol majeur Œuvre pour piano1878

37a Les Saisons Œuvre pour piano1875-1876

38 Six mélodies Mélodie1878

39 Album pour enfants Œuvre pour piano1878

40 Douze pièces de difficulté moyenne pour piano Œuvre pour piano1878

41 Liturgie de saint Jean Chrysostome Œuvre chorale1878

42 Souvenir d’un lieu cher, trois pièces pour violon et piano Musique de chambre1878

43 Suite n° 1 Suite1878-1879

44 Concerto pour piano et orchestre n° 2 Concerto1879-1880

45 Capriccio italien Œuvre pour orchestre1880

46 Six duos vocaux avec piano Mélodie1880

47 Sept mélodies Mélodie1880

48 Sérénade pour orchestre à cordes Pièce pour orchestre1880

49 Ouverture 1812 Pièce pour orchestre1880

50 Trio pour piano, violon et violoncelle Musique de chambre1882

51 Six morceaux pour piano Œuvre pour piano1882

52 Les Vigiles, vêpres Œuvre chorale1881-1882

53 Suite n° 2 Suite1881

54Seize chansons d'enfants Mélodie1881-1883

55 Suite n° 3 Suite1884

56 Fantaisie de concert pour piano et orchestre Pièce concertante1884

57 Six mélodies Mélodie1884

58 Symphonie n° 7, Manfred Symphonie1885

59 Doumka pour piano Œuvre pour piano1886

60 Douze mélodies Mélodie1886

61 Suite n°4 Mozartiana Suite1887

62 Pezzo capriccioso pour violoncelle et orchestre (ou piano) Pièce concertante1887

63 Six mélodies Mélodie1887

64 Symphonie n° 5 Symphonie1888

65 Six mélodies sur des textes Français Mélodie1888

66 La Belle au bois dormant Ballet1888-1889

67 Hamlet, ouverture-fantaisie Œuvre pour orchestre1889

68 La Dame de pique Opéra1890

69 Yolande Opéra1891

70 Souvenir de Florence, sextuor à cordes Musique de chambre1890/1891-1892

71 Casse-noisette Ballet1892

71aSuite de Casse-noisette Suite1892

72 Dix-huit pièces pour piano Œuvre pour piano1893

73 Dix-huit mélodies sur des poèmes de Rathaus Mélodie1893

74 Symphonie n° 6 Pathétique Symphonie1893

75 Concerto pour piano et orchestre n° 3 Concerto1893

76 L'Orage, ouverture Œuvre pour orchestre1864

77 Fatum, poème symphonique Œuvre pour orchestre1868

78 Le Voïévode, ballade symphonique Œuvre pour orchestre1890-1891

79 Andante et finale pour piano et orchestre Concerto1893

80Sonate en ut dièse mineur pour piano Œuvre pour piano1865

Anastasie-valse Œuvre pour piano1854

Mon génie, mon ange, mon ami Mélodie1855-1859

Chanson de Zemfira Mélodie1860-1865

Mezza notte Mélodie1860-1861

Près de la rivière, près du pont Œuvre pour piano1862

Allegretto moderato, pour trio à cordes Œuvre d'élève1863-1864

Allegretto, pour quatuor à cordes Œuvre d'élève1863-1864

Allegro vivace, pour quatuor à cordes Œuvre d'élève1863-1864

Andante molto, pour quatuor à cordes Œuvre d'élève1863-1864

Adagio, pour quatre cors Œuvre d'élève1863-1864

Andante ma non troppo, pour quintette à cordes Œuvre d'élève1863-1864

Adagio molto, pour quatuor à cordes et harpe Œuvre d'élève1863-1864

Allegro, pour piano et cordes Œuvre d'élève1863-1864

Adagio, pour octuor à vent Œuvre d'élève1863-1864