JAZZ MANOUCHE

(DIVANO DROMENSA 2026)

 

Le jazz manouche est un genre de jazz qui témoigne des apports stylistiques des musiques gitanes, manouches et d'Europe centrale (klezmer) ainsi que du musette et de la chanson française dans le jazz, qui, dès 1932, arrive des États-Unis en Europe. Né en France dans les années 1930, il se caractérise dans sa forme originelle par une section rythmique assurée par deux guitares et une contrebasse, un violon et l'absence de percussions, de cuivres et de bois – un « jazz sans tambour ni trompette ». 

Très implantés dans le Nord-Est de la France, les Manouches sont la branche la mieux représentée de la migration rom en France. Ils ont combiné, au début du XXe siècle, la musique d'Europe centrale avec le musette, la musique de dancing et le jazz swing pour former une musique connue sous le terme générique de « musique manouche ». 

En introduisant le jazz dans la musique manouche, le guitariste Django Reinhardt a réussi à créer un nouveau folklore. Depuis 1934, il est considéré comme l'inventeur du jazz manouche, avec le violoniste Stéphane Grappelli. 

Les instruments de base sont la guitare acoustique, le violon et la contrebasse. Le jazz manouche utilise aussi fréquemment l'accordéon et la clarinette. Les guitares sont généralement de type Selmer et Selmer-Maccaferri, inspirées des guitares françaises à cordes acier du début et du milieu du XXe siècle.

KLEZMER 

(VENT D'EST 2026)

Le mot klezmer  vient de l'association des mots hébreux kley « véhicule, instrument (de musique) » et zemer, « chant, mélodie », objets liturgiques utilisés dans le Temple de Jérusalem. Même si les interprètes sont depuis toujours appelés les klezmorim, c'est seulement à partir de la seconde partie du XXe siècle que le mot « klezmer » a été utilisé pour décrire la musique jouée. 

En raison de ses origines, la musique klezmer est associée avec le yiddish (langue d'origine germanique proche de l'allemand, avec un apport de vocabulaire hébreu et slave). 

On retrouve dans la musique klezmer l'influence des musiques d'Europe centrale, d’Europe de l'Est, des Balkans et des musiques tzigane et turque. Par ailleurs, une influence de la musique martiale n'est pas impossible car beaucoup de musiciens conscrits jouaient dans les fanfares militaires à l'honneur au XIXe siècle. 

Même si les klezmorims se produisaient pour toutes les communautés, leur musique est empreinte de culture juive ashkénaze. Son aspect mélancolique et les complaintes des clarinettes imitent le son du Chophar (instrument utilisé lors des offices de Roch Hachana et Yom Kippour à la synagogue) et l'aspect répétitif des morceaux lents rappelle le chant du Hazzan (chantre de la synagogue).